Fumoffu42's Blog

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Précision… février 19, 2010

Filed under: Uncategorized — fumoffu42 @ 3:05

Avant de me faire quasi-louanger mon quasi-talent, j’aimerais préciser que ces textes ne sortent pas seulement de mon cerveau, mais sont encadrés par de la théorie ainsi que des consignes assez claires…. pas juste moi qui travaille pour les textes ^-^

 

sans titre 16 février

Filed under: Uncategorized — fumoffu42 @ 3:03

 

Prendre une grande respiration en sortant du taxi. Se calmer pour réduire le nombre de battements de cœur par minute. Entrer par la porte en verre. Respirer profondément encore une autre fois. Regarder l’amie à nos côtés et lui transmettre télépathiquement tout notre mépris, qu’elle le comprenne ou pas.

Mais qu’est-ce que je fais ici ? Pourquoi est-ce que je ne peux jamais lui dire non quand elle me fait « les yeux de bambi »? Je n’ai pas d’attente, simplement l’impression de perdre mon temps.

Traverser le hall et se diriger vers le bureau d’accueil. Rendre le sourire à la préposée. Prendre le petit papier pour y écrire son prénom le plus lisiblement possible, le plus gros possible, le plus clair possible. Ne pas dire insolemment à la dite préposée qu’on avait saisie la première fois. Écrire son numéro dessous, le plus lisiblement possible, le plus gros possible, le plus clair possible. Ne pas prononcer un mot, surtout rester polie. Épingler son nom sur le pan droit du veston en jean tout neuf, tout en pestant d’y faire deux minuscules trous.

Je n’ai pas envie. Je ne veux pas y aller. Je n’aime pas parler de moi, je n’aime pas parler aux inconnus, je n’aime pas qu’ils sachent des choses sur moi. JE VEUX RENTRER À LA MAISON !

Respirer un grand coup. Se retenir de partir en courant et suivre gentiment l’amie et la préposée. Entrer dans l’immense salle au plafond cathédrale, où boiseries foncées et murs chartreuses devraient dénoter « chaleureux » et « à l’aise ». Regarder autour et être soulagée de ne pas y reconnaître quelqu’un. Finalement, s’asseoir sur son siège, celui qui correspond au numéro. Attendre le son qui annoncera la première rencontre.

Mais qu’est-ce que je fais ici déjà ? Je suis la proie d’une bande d’hommes dégénérés incapables de rencontrer des femmes normalement. Ils seront certainement tous horribles et moches et stupides et inintéressants.

Entendre la première cloche. Regarder le premier homme s’installer et ne pas se gêner pour le juger, il doit faire la même chose. Sourire de force, dire bonjour, répondre aux questions : 32 ans, sans enfants, aime lire et la musique, cherche relation stable.

Et si je ne veux rien savoir sur lui, est-ce que je pose des questions quand même ? Les mêmes ? Ou des questions bizarres pour voir sa réaction ? Tant qu’à perdre mon temps, aussi bien s’amuser aux dépens d’inconnus que je ne reverrai jamais.

Entendre la deuxième cloche. Commencer à demander. Feindre de s’intéresser à son opinion sur la couleur parfaite d’une salle de bain, de la texture idéale d’une poire, de son chiffre favori. Le remettre dans le droit chemin sitôt qu’il s’égare sur des sujets sérieux et adultes. Apprécier la troisième cloche. Rire quand il partira et cocher non sur sa feuille de suivi.

. Deux rencontres, trois rencontres, quatre rencontres. Selon le temps total de l’activité, divisé par le temps de chaque rencontre et calculant une vitesse moyenne de débit de parole, je dois me trouver environ douze questions pour avoir un bon roulement.

Rire de deux autres candidats. Faire un « X » sur la case non toutes les fois. Lancer un regard appréciateur sur le quatrième spécimen.

Hooooouuuuuuu, très mignon. Très, très mignon.

Écouter la première question. Rester surprise. Répondre que j’aime mieux l’Afrique du Nord à la Sibérie parce qu’au moins il y fait chaud. Que mon épice préférée est la ciboulette et le sel de céleri. Dire que la céramique est mieux que le tapis.

En voilà un qui joue la même tactique que moi, pour être certain de ne pas avoir d’appel. Et bien, je m’amuse pour la première fois ce soir.

Poser les questions à mon tour. Lui demander son arbre favori, sa définition de l’infini, le personnage historique avait laquelle il aimerait se retrouver au lit. Rire lorsqu’il demande s’il peut y en avoir plus qu’une en même temps. S’amuser des questions autant que des réponses. Marcher sur son orgueil et s’avouer que c’est triste de le voir partir à la table suivante. Cocher oui. Rester concentré sur l’homme devant soi, ne pas regarder l’autre, celui qui vient de partir. Détourner rapidement les yeux quand il s’aperçoit qu’on l’observe. Répondre machinalement aux questions et poser les siennes le plus bêtement possible.

Plus que trois minutes de torture, et après, la tournée des bars pour oublier ce désastre.

Cocher non une dernière fois. Se lever pour attendre en ligne avec toutes les autres femmes. Donner ses feuilles de suivi à la préposée, toujours la même. Se dire qu’elle n’est surement pas célibataire, elle. Vérifier pour une alliance. Sortir avec l’amie, marcher jusqu’au bar le plus proche. S’enivrer et retourner chez soi en taxi.

***

Être surprise lorsque l’on reçoit son appel à peine trois jours plus tard.

 

sans titre 9 février

Filed under: Uncategorized — fumoffu42 @ 3:02

 

« C’est quoi un mariage ? », demande la petite fille de huit ans.

Assise sous le chaud soleil, sa mère, assistée de ses soeurs aînées venue spécialement pour l’occasion, lui peint le henné, signe de la future noce, sur le corps. Les mains sont très belles, la fillette ne détache son regard des arabesques traditionnelles que pour parler à sa mère.

«Tu quitteras la demeure de ton père pour celle d’un autre homme. Tu lui appartiendras désormais. » lui explique sa maman.

La petite fille reste assise, docile. Elle regarde la cour où ses frères s’amusent. Elle met le voile maintenant, elle ne joue plus avec eux, mais travaille à la maison pour aider sa mère.

« Mais qu’est-ce que je vais faire avec mon nouveau papa? »

« Il ne sera pas ton nouveau papa, mais ton mari. Comme papa et moi. »

La petite fille a peur. Elle voit souvent maman pleuré, avoir mal. Papa est rarement joyeux, il ne sourit jamais. Et le mari, elle ne sait même pas à quoi il ressemble.

« Pourquoi moi ? » la question semble légitime pour la fillette.

« Il t’a vu et t’a trouvé jolie. Papa a dit que tu lui concevrais des fils, alors ne déçoit pas ta famille. »

La mère ne paraît pas disposée à discuter davantage. Les soeurs, déjà mariées, ne prononcent pas un mot. Les filles ne parlent pas dans la maison quand il y a des hommes, mais les frères ne sont pas des hommes encore. La petite fille prend une décision.

« Non. Je ne veux pas! » dit-elle en se levant brusquement.

Et vers le désert, vers la liberté, elle court.

 

sans titre du 2 février

Filed under: Uncategorized — fumoffu42 @ 3:00

 

(8h01) Vis-à-vis l’enseigne indiquant 11, je regarde au loin, espérant qu’il arrive. Il fait froid, je vis une matinée d’hiver comme je n’en avais pas vu durant les dernières semaines. Je respire un grand coup, mes narines gèlent et collent ensemble. Désagréable.

(8h02) Je regrette d’être sortie si tôt. Tous les matins, je me dis « Avance l’heure de ton iPod de cinq minutes ». Tous les matins, j’oublie et j’attends. Est-ce que ça va continuer de la même manière toute la session? Il est fort à parier que oui.

(8h04) Certitude acquise : je dois m’acheter des gants. Ou que je retrouve mes vieilles mitaines, question d’économiser cinq dollars. Mmmm, je peux prendre six barres de chocolat au Dollorama. Choix fait : je chercherai celles que je possède déjà. Ouais, je suis accro au sucre pour que j’y songe à 8h le matin.

(8h05) Mon sac sur le dos, mon sac à main/à lunch en bandoulière et mon manteau « Monsieur Michelin», je comprends ce que ressent une patate dans un congélateur. Je me sens toute pognée, j’étouffe dans mon foulard, je sue dans le cou, mais j’ai les doigts complètement gelés. Sensation étrange.

(8h07) Pourquoi est-ce qu’UNE SEULE lentille embue dans mes lunettes ?

(8h09) Merde, la batterie de mon iPod vient de tomber dans le jaune !

(8h10) Encore quatre minutes…juste quatre minutes. D’autres étudiants se joignent à mon calvaire, la buée sort des bouches, les gens piétinent sur place, les sacs semblent lourds. Mais ils mettent des mitaines eux…Bah, c’est de ma faute, ce soir je les cherche !

(8h12) Il est mieux d’arriver à l’heure !

(8h14) Dans une minute, il sera en retard.

(8h15) Je le savais! Les chauffeurs d’autobus sont TOUJOURS en retard!

(8h16) Non, c’est vrai, mon iPod a de l’avance… oups, pardon aux chauffeurs d’autobus.

(8h20) Dans une minute, il sera en retard pour de vrai!

(8h21) J’espère qu’il l’aime son œuf McMuffin pendant qu’on se les gèle !

(8h22) Si j’avais un cellulaire, j’appellerais la STS pour porter plainte. Mouais… quatre ans que j’en parle et j’ai même jamais envoyé un courriel. Je manque définitivement de conviction. Je prévois que mon iPod tombera à plat dans deux chansons.

(8h23) JE LE VOIS!! IL ARRIVE !! CHAAAAAALEUUUUUUUUR !!!

(8h25) J’ai oublié ma carte étudiante…Je vais en profiter et chercher mes mitaines!

 

atelier février 17, 2010

Filed under: Uncategorized — fumoffu42 @ 3:32

quand je vais retrouver ma bonne clé usb, j’aurai d’autres textes…j’assume que je suis tout simplement trop paresseuse pour les retranscrire ^-^

 

Encore un atelier février 2, 2010

Filed under: Uncategorized — fumoffu42 @ 3:44

à la demande de Valrisa, qui tenait absolument à cette mise à jour du blog, voici un autre texte écrit pas nul autre que mon moi-même.

Dans une salle d’attente bondée d’un aéroport, une jeune femme se penche sur une carte postale. Partout où elle pose les yeux, les gens crient, bougonnent et les enfants se disputent entre eux. Apparemment indifférente au bruit, elle prend son crayon.

3 avril : Bonjour chère maman. J’ai le temps de t’envoyer une carte postale de l’aéroport. L’avion arrivera en retard, comme d’habitude, alors je ne suis pas encore en Floride comme je devrais. Mais il ne s’agit que d’un léger désagrément, ne t’inquiète pas, tout va bien. Autour de moi, les gens semble charmant et nous discutons allègrement. Pas très loin se trouve une femme courageuse qui voyage avec ses quatre enfants, tous en bas de douze ans. Les enfants sont tellement polis de nos jours…On croirait des anges. L’embarquement s’annonce pour bientôt. Je t’aime.

Elle n’a pas écrit à sa mère dans l’avion. Épuisée, elle a dormi tout le voyage. Une fois à destination, elle attend avec une patience résolue que ses bagages arrivent sur le tapis roulant. Dehors, en quête d’un taxi, elle se laisse surprendre par le froid inattendu. Elle part finalement pour son hôtel.

6 avril : Bonjour maman. Beaucoup de choses se sont produites en deux jours. À cause de mon retard, l’hôtel où ma chambre m’attendait, réservation à l’appui, a dû laisser ma place à un autre touriste. Aucun problème, j’ai pu trouver un motel tout près. Moins bien que le premier choix, mais je m’y accomode. Une fois toutes les bestioles chassées de sous mon lit, on peut même baptisé l’endroit de coquet. Demain : la plage, le repos et le soleil! j’ai hate ! Ta fille adorée

Assise dans un petit restaurant, seule, elle retire l’étiquette de la veste neuve qu’elle s’est procurée il y a une dizaine de minutes à peine. Elle l’enfile tout de suite. Puis elle sort un crayon de son sac à main et rédige une troisième carte postale.

10 avril. Allô! Cinq jours que je suis ici et j’ai pu profiter de la plage deux fois uniquement. Jamais je n’aurais pensé que le froid me suivrait jusque dans mes vacances dans le sud. La météo ne nous annonce pas encore de neige, mais qui sait ? Je me promène en ville, microscopique, alors le tour en est rapidement fait. J’ai vu la femme de chambre pour la première fois aujourd’hui, une autochtone du village voisin. J’ai eu beaucoup de difficulté à lui dire que j’aimerais que le concierge arrête la climatisation dans ma chambre. La veste en laine, cadeau de moi à moi, est fabuleuse, elle va te rendre jalouse! Ta fille qui veut un minimum de beau temps pour ses vacances.

Enfermée dans sa chambre minuscule, la jeune femme tourne en rond. Le poste de télé ne fonctionne pas, la radio non plus. Elle a déjà terminé les trois romans qu’elle avait prévus pour la plage. Elle s’ennuie profondément, son moral a chuté en bas du toit. Il ne lui reste qu’une seule source de réconfort.

15 avril : Une tempête terrible s’abat sur nous depuis cinq jours. Sortir de cette chambre égale un risque de noyade tellement il pleut. Je connais maintenant tous les racoins de l’hôtel, ainsi que leur menu…pas terrible le menu. En toute honnêteté, je dois même avouer : infect. Tout baigne (plus que moi qui n’a pas pu se baigner du tout!) dans une huile de cuisson douteuse. Les fruits et les légumes sont mous. Le pain sec. Et pour l’eau…un goût particulier oscillant entre le désinfectant et le plastique. Je ne peux considérée aucune autre boisson, elles sont hors de prix. La direction organise des jeux et des soirées pour divertir ses clients, qui commencent comme moi à se demander ce qu’ils font encore ici. Je te revois sous peu

La jeune femme regarde sa valise ouverte. Avec rage, elle entasse tout ce qu’elle avait mis dans le tiroir de sa commode. Dehors, le soleil brille.

18 avril : il y a 2957 fleurs sur le couvre-lit. Je vois finalement le soleil. Un bateau échoué sur la plage nous en interdit l’accès et la plus près se trouve à 45 minutes dans un bus déglingué et surpeuplé. Mon avion part demain.

Elle ne laisse aucun pourboire, claque la porte et lance les clés sur le comptoir de service. Elle repart à la recherche d’un taxi qui la rammènera à l’aéroport pein et trop chaud, en attente d’un avion, probablement encore en retard.

 

atelier janvier 7, 2010

Filed under: Uncategorized — fumoffu42 @ 9:55

Je me suis lancée, cette session j’ai pris un cours de création, atelier sur les formes narratives brèves… tant qu’à faire des efforts pour écrire de quoi, aussi bien le faire lire.

Mise en contexte : fallait décrire un personnage dans ses actions à partir d’une photo de ses pieds. On avait le choix entre un paquet de photo de pied et j’ai pris une paire de souliers escarpins noirs et vernis. Alors voici le résultat :

Un pas devant, tourne vers la gauche, un pas derrière puis deux à droite. Ses escarpins noirs et vernis lui font mal. Sa mère lui a répété souvent qu’une vraie femme possède des petits pieds, donc elle a choisi une pointure 7 au dépend de son confort. Autour de ses genoux gainés de bas noirs danse l’ourlet d’une robe cramoisie, couleur sélectionnée spécialement pour être remarquée. Alors qu’elle tourne et tournoie dans les bras d’inconnus, elle souffre le martyre. « Soit belle et tais-toi, résonne la voix aigrie de sa mère, sinon aucun homme ne voudra jamais de toi. » Le bal du Country Club attire son lot d’hommes riches et à quarante ans, elle se dit que c’est sa dernière chance d’en trouver un et de prouver à sa mère qu’elle va réussir à dénicher un bon parti et à le garder. Son ventre plat et musclé par un régime strict et de l’exercice constant est contracté par l’effort incessant qu’elle déploie pour danser avec grâce et légèreté malgré la faim qui la tenaille. Le buffet proposé plutôt comportait beaucoup trop de calories et de glucides pour elle et sauter le repas semblait la meilleure façon de conserver sa ligne et de ne pas s’enlourdir avant la danse. De la valse, l’orchestre présent passe maintenant à quelque chose de plus vivant, qui ressemble vaguement à du swing. Ses seins refaits ne bougent pas malgré les mouvements endiablés de son corps. Sa robe cramoisie commence à s’agencer avec son visage, dont les lèvres et les joues ont été injectées au botox quelques jours avant l’événement. Elle s’est maquillée légèrement pour l’occasion. « Tu n’es pas une catin, lui disait sa mère, pas besoin de te transformé en clown avec toutes ces couleurs sur ton visage. »

Au bar, elle remarque un beau brun, grand et musclé, qui semble sorti tout droit des fantasmes de ses livres Harlequin. Un regard attentif de ses yeux verts révèle qu’il ne porte pas d’alliance. Soit il n’est pas marié, soit il l’a retiré pour faire croire qu’il ne l’est pas. Elle se dit qu’il n’y a qu’une seule façon de le savoir et en plus, elle se fatigue à force de danser et ses pieds souffrent. Elle quitte la piste de danse, s’approche et s’assoit sur le tabouret juste à côté du sien. Comme elle s’interdit l’alcool, elle se commande une eau minérale. L’homme la regarde et lui sourit. Il se prend un whisky avec de la glace et lui lève son verre, comme s’il voulait lui dire « à ta santé ». Elle répond à son sourire et rectifie sa posture, comme sa mère le lui a montré il y a des années. Ils trinquent ensemble et il lui commande un verre de vin blanc. Dans son esprit, alors qu’elle calcule les calories, les minutes de course et le nombre de redressements assis, la voix de sa mère résonne par-dessus tout « tu finiras seule, comme moi, jamais un homme ne va s’intéresser à toi. Tu n’es pas comme ta soeur, elle me rendra fière ELLE. » Elle accepte le verre et le boit lentement, se retenant de le terminer en une seule gorgée. L’homme monologue, elle se contente de hocher la tête et de se montrer d’accord avec tout ce qu’il dit. Elle joue avec une mèche de cheveux blond cendré, tout juste sortie de chez le coiffeur, pendant qu’il lui parle de sa très grosse compagnie, de sa voiture neuve et de ses problèmes avec les domestiques qu’il emploie. « Les problèmes des hommes sont toujours plus importants que les tiens, retiens ceci ma fille ». Elle se souvient de cette phrase, celle qui avait permis à son père de dominer sa mère jusqu’à ce qu’il parte avec une femme plus jeune. Elle en a marre soudainement. Elle écoute ce baratineur et en a vraiment marre. Elle vide le reste de son verre d’un trait et se commande un scotch sans glace qu’elle avale aussitôt qu’il se pose devant elle. L’homme la regarde, ahuri. « J’en ai marre, lui dit-elle, et je m’en fous! » Elle s’éloigne du bar, ses cheveux longs flottant derrière elle. Elle crie à la voix de sa mère de se la fermer une bonne fois pour toutes. Elle sort de la salle d’un pas décidé et se dirige vers sa voiture. Elle n’a pas besoin d’un homme. C’est ce qu’elle dira à sa mère. La femme qu’elle a présentement dans sa vie vaut tous les hommes de l’univers.